La méthode
Une leçon se regarde.
Celle-ci se suit.
Chaque principe est adossé à un mécanisme précis du produit — pas à une intention pédagogique générale. Et chacun est appliqué par un agent, celui que l'élève a choisi.
Le passage difficile : la retenue
« Ça dépasse 9 : j'écris 1 et je retiens 1 »
- 01
Écrire, pas afficher
Un résultat qui apparaît d'un coup ne montre rien. Chaque chiffre est tracé dans l'ordre où une main l'écrirait — les tracés sont d'ailleurs de vrais enregistrements, pas une police. L'élève voit le geste, donc il peut le refaire.
- 02
La vitesse appartient à l'élève
De ×0,5 à ×2,5, comme sur une vidéo. Celui qui a compris avance ; celui qui découvre ralentit. Régler le rythme « au mieux » côté auteur revient à choisir le même compromis pour tout le monde.
- 03
Éclairer une seule chose à la fois
Quand une colonne se calcule, le reste du tableau s'estompe. Ce n'est pas un effet : c'est la façon dont un enseignant pose le doigt sur ce qui compte, transposée à l'écran.
- 04
Demander avant de montrer
L'agent interactif pose la question avant d'écrire : « 8 + 3 = ? ». L'élève calcule d'abord, et la réponse est vérifiée sur le téléphone. S'il se trompe, la leçon propose de revoir le détail plutôt que de donner le résultat.
- 05
Aucune note
Le produit enregistre des faits : la réponse donnée, le nombre d'essais, le temps d'hésitation, l'aide demandée. Une note moyenne cacherait précisément ce qui intéresse — l'endroit où ça a coincé.
Qui conduit la leçon
Cinq agents mènent le même contenu de cinq façons. L'élève en change quand il veut ; la leçon, elle, ne bouge pas.
Se tromper fait partie du chemin.
Une mauvaise réponse ne ferme rien. La leçon propose de revoir le détail — les bâtonnets comptés un par un, l'opération décomposée — puis repose la question. L'élève peut aussi demander la réponse : c'est enregistré comme une aide, pas comme un échec.
C'est ce que verra l'enseignant : non pas « 3 erreurs », mais « la retenue, deux essais, une aide — et c'était réglé le lendemain ».

